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Ecole d'art André-MalrauxAteliers adultesHistoire de l'art LUNDI 18H30-20H JEUDI 14H15-15H45 VENDREDI 14h15-15h45 Guy Poireau - Villa Rapin Ces cours hebdomadaires permettent de découvrir ou d'approfondir l'étude des mouvements artistiques selon une thématique donnée. Analyses d'uvres, de démarches d'artistes afin de mieux comprendre aussi l'art aujourd'hui. Pour étayer le propos, des visites commentées d'expositions sont organisées pendant l'année. PROGRAMME 2006-2007 : C'est du beau! "les règles du Beau sont éternelles, immuables et les formes en sont variables". Cette phrase d'Eugène Delacroix résume pleinement les directions du thème d'histoire de l'art choisi pour l'année 2006-2007. La notion de beau est immanquablement associé à l'art. Peut-être un peu abusivement ou rapidement... Au cours de l'année, nous définirons la notion de beau en art, son évolution, la diversité du beau, enfin la difficulté ou la prudence à user du terme pour apprécier une oeuvre d'art. Le cours s'articulera autour de 5 thèmes principaux : Le beau dans l'Antiquité et dans la sculpture grecque en particulier : les proportions du beau; beau ou efficace; de l'héritage antique; du classicisme et du néo-classicisme... Le beau à la Renaissance et l'invention du beau : nombre d'or, canon et composition; les Beaux-Arts... Le beau et le désir : est-ce le tableau que je trouve beau ou la personne qui s'y trouve représentée? Le beau idéal et le beau naturel : Ingres contre Delacroix; le beau éphémère; le design et le beau fonctionnel... Le relativisme du beau : beau et culture; esthétique japonaise; esthétique contemporaine 2005-2006 : Réalismes et fictions artistiques L'oeuvre d'art dans les sociétés traditionnelles entretenait un rapport étroit avec la réalité. Si étroit que l'oeuvre d'art n'était plus considérée comme une représentation de la réalité mais comme la réalité elle-même. Pour preuve les effets que «l'oeuvre» ainsi définie - statues de divinités, palladiums, totems, fétiches...pouvait avoir sur les événements (miracles, guérisons, victoires...) A partir des Temps Modernes, cette qualité de l'oeuvre est mise en question et l'art occidental verra une dépréciation progressive de cette fiction. La production artistique des XIXème et XXème siècles tournent autour de deux problématiques. D'un côté, partant du réalisme, comment réhabiter l'oeuvre et justifier de son aura ; de l'autre, partant de la subjectivité impressionniste, l'affirmation de l'autonomie de l'oeuvre, l'absence de référence qui conduira à reconnaître l'illusion. Le programme se construira à partir des icônes miraculeuses de l'art byzantin jusqu'aux mensonges photographiques actuels de Thomas Demand. 2004-2005 : Art et politique Le programme d'histoire de l'art de cette année déclinera, suivant un parcours chronologique, les rapports existant entre art et pouvoir, entre artiste et politique. Art et pouvoir ont longtemps été liés. Cette relation a pris des formes diverses. L'autorité religieuse ou le pouvoir royal ont tout à tour orienté, parfois contrôlé, la production artistique. Cependant, la période allant de la Renaissance au XX ème siècle voit l'artiste se libérer progressivement de cette dépendance. Une autre forme de pouvoir émerge alors, le pouvoir économique. Les soubresauts politiques et les prises de conscience de la période moderne ont vu apparaître des artistes contestataires ou ayant pris une part résolument active aux révolutions engagées. L'uvre devient alors un outil de critique sociale ou bien un support de propagande au service des nouvelles idéologies. Dans la seconde moitié du XX ème siècle, le propos s'élargit. Si les artistes sont tout autant militants, leurs uvres sont moins radicalement au service des partis. Ils entendent s'engager de façon plus large dans une dénonciation des compromis politiques ou des aliénations sociales. << Retour |